Publication d'un recueil de travaux sur une assemblée parlementaire mondiale

Les arguments en faveur de la création d'une assemblée parlementaire mondiale en tant que moyen de démocratisation de la gouvernance internationale constituent le thème central d'un nouveau volume de travaux écrits Richard Falk et Andrew Strauss. Dans ces articles et essais publiés dans des journaux comme

Les auteurs Richard Falk et Andrew Strauss
Images : KDUN

The International Herald Tribune et des revues telles que Foreign Affairs entre 1997 et 2010, les deux universitaires soutiennent que le monde a besoin d'un organe élu mondialement afin d'aborder sérieusement le déficit démocratique des organisations intergouvernementales.

Dans la préface du livre, l'Égyptien Boutros Boutros-Ghali, ancien Secrétaire général de l'ONU convient que la démocratie, pour être efficace, doit dépasser les frontières de l'État. Selon lui, « une bonne dose de pensée créative est nécessaire pour déterminer exactement de quelle manière cela peut être réalisé, mais une telle pensée n'a pas encore émergé. En fait, la plupart des commentateurs de la gouvernance mondiale semblent être désespérément embourbés dans le système existant. C'est pourquoi l'arrivée de se livre est une bouffée d'air frais ».

Les auteurs sont des universitaires renommés dans le domaine juridique. Richard Falk est professeur émérite de droit international à l'Université de Princeton, ainsi que professeur invité de relations internationales et mondiales à l'Université de Californie à Santa Barbara ; tandis qu'Andrew Strauss occupe les postes de vice-doyen à la faculté de recherche et développement et de professeur de droit international à la faculté de droit de l'Université de Widener.

Le livre, intitulé Une assemblée parlementaire mondiale : essais et articles, est publié, pour l'instant seulement en anglais, par le Comité pour une ONU démocratique à Berlin avec le soutien de la EarthRise Society à Munich. Il est disponible à la vente dans les librairies en ligne telles qu'Amazon.com et Barnes and Nobles.

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Image du haut : couverture du livre, KDUN

Lawmakers of regional community Mercosur support creation of a UN Parliamentary Assembly

At a session held in Montevideo, Uruguay, on Friday, the Parliament of the South American community Mercosur (Parlasur) declared its endorsement of "the creation of a Parliamentary Assembly within the United Nations, with the goal of strengthening the effectivity, transparency, representativity, plurality and legitimacy of the institutions that are part of the UN system."

Argentine lawmaker Fernando Iglesias in Montevideo
Image: Parlasur

The brief resolution that was passed unanimously by around ninety lawmakers from the Mercosur member states Argentina, Brazil, Paraguay, and Uruguay furthermore expressed Parlasur’s commitment to support efforts towards the creation of a UN Parliamentary Assembly.

"If we want the United Nations to remain the cornerstone of international affairs, it needs to be renovated and modernized. In our global age that must mean primarily that the UN changes from an exclusive club of government executives to an open and democratic forum of the world community that reflects the diversity of its member states. To achieve this, the UN needs a parliamentary body," said Fernando Iglesias, a lawmaker from Argentina and Co-Chair of the international Campaign for a UN Parliamentary Assembly. "The citizens of South America want that change," Mr. Iglesias added.

The Parliament of Mercosur is the fifth regional parliament that has endorsed the call for a UN Parliamentary Assembly. Since 2007, the Pan-African Parliament, the Latin-American Parliament, the Parliamentary Assembly of the Council of Europe, and the European Parliament have adopted similar resolutions. The Argentine Chamber of Deputies and the Senate have also supported the call in 2009 and 2010.

Full text of the resolution (Spanish)

Top image: Parlasur session on 2 December 2011 in Montevideo, Uruguay, by Parlasur

Further reading

08 June 2011: Call on EU Council to support UN Parliamentary Assembly adopted

12 December 2008: Latin-American Parliament backs proposal for a United Nations Parliamentary Assembly

Collected works on a global parliamentary assembly published in one volume

The case for the creation of a global parliamentary assembly as a means to democratize global governance is the core theme of a new volume of collected works by Richard Falk and Andrew Strauss. In the articles and essays that appeared in journals such as Foreign Affairs and newspapers like

The authors Richard Falk and Andrew Strauss
Images: KDUN

The International Herald Tribune between 1997 and 2010 the professors argue that the world needs a popularly elected global body in order to seriously address the democratic deficit of intergovernmental organizations.

In the book’s preface former UN Secretary General Boutros Boutros-Ghali of Egypt concurs that democracy, to be effective, needs to extend beyond state borders. “How exactly this can be done calls for a great deal of creative thought, but such thought has not been forthcoming. In fact, most commentators on global governance seem hopelessly mired in the existing system. This is why the arrival of this book is a breath of fresh air,” he wrote.

The authors are renowned legal scholars. Richard Falk is professor emeritus of international law at Princeton University and visiting professor in global and international studies at the University of California, Santa Barbara, and Andrew Strauss is the Associate Dean for Faculty Research and Development and a professor of international law at Widener University School of Law.

The book is entitled “A Global Parliament: Essays and Articles.” Published by the Committee for a Democratic UN in Berlin with support from the EarthRise Society in Munich, the book is available from major online bookstores such as Amazon.com and Barnes and Nobles.

More details

Top image: Book cover, KDUN

Des experts débattent de la démocratie mondiale et d'un parlement à l'ONU

La création d'une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies était l'un des sujets abordés lors de la conférence organisée par l'Association pour les Nations Unies - Allemagne (DGVN) à la fin de semaine dernière à Berlin. Le Centre germano-japonais de l'Université libre de Berlin a accueilli des universitaires

Cette conférence était organisée par l'Association pour les Nations Unies - Allemagne
Image : DGVN

venus de toute l'Allemagne pour discuter « Tendances vers davantage de démocratie mondiale ».

Cette conférence avait pour objectif de faire le point sur la situation actuelle, quinze ans après la publication d'un Agenda de démocratisation par Boutros Boutros-Ghali, alors Secrétaire général de l'ONU. Le texte de M. Boutros-Ghali, qui est l'un des plus éminents soutiens de la Campagne pour la création d'une Assemblée parlementaire aux Nations Unies, a servi de point de départ aux discussions organisées pendant ces deux jours.

Lors d'une table ronde, le projet d'Assemblée parlementaire aux Nations Unies a été présenté par Peter Spiegel, vice-président du Comité pour une ONU démocratique à Berlin. M. Spiegel a affirmé que la démocratisation de l'ONU constitue également une mesure visant à promouvoir la démocratie de manière internationale, ce qui a provoqué la question de savoir pourquoi les démocraties du monde entier « font-elles obstacle aux efforts visant à démocratiser les organisations internationales ».

Plus tôt, le professeur Lothar Brock de l'Université de Francfort avait traité de la question du déficit démocratique des Nations Unies et expliqué pour quelles raisons il soutient le projet d'Assemblée parlementaire à l'ONU. Au cours de son exposé, le professeur Brock a abordé de nombreux sujets de la conférence, tels que l'inscription de la démocratie au sein de la conception de l'ONU ; les conditions nécessaires à la démocratie ; les modèles démocratiques ; l'interdépendance démocratique au niveau de l'État-nation et au niveau international ; ainsi que les formes de légitimation, le besoin de légitimité et leur possibles conséquences.

Les participants n'ont pas réussi à convenir d'un point de vue commun au sujet d'une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies. Un large consensus a été atteint quant à la considération affirmant que la démocratie est ancrée dans les valeurs de l'ONU et que la légitimité de cette organisation mondiale doit être améliorée.

L'Association pour les Nations Unies - Allemagne prévoit de publier les communications de la conférence dans un recueil en allemand. Ce colloque fait suite à une première conférence, ayant pour sujet le droit mondial, organisée par l'Association pour les Nations Unies - Allemagne en novembre 2008.

Image du haut : une des tables rondes, avec à gauche Peter Spiegel. Source : Comité pour une ONU démocratique

Experts discuss global democracy and parliament at UN

The establishment of a United Nations Parliamentary Assembly was one of the subjects of an academic conference organized by the German United Nations Association (UNA-Germany) at the end of last week in Berlin. Scholars from across Germany gathered at the Japanese-German Center of the Free University of Berlin

The conference was organized by the German UN Association
Picture: UNA-Germany

to speak about "Trends towards more Global Democracy".

Fifteen years after the publication of an "Agenda for Democratization" by then UN Secretary-General Boutros Boutros-Ghali the conference sought to assess the state of affairs. The document of the former UN Secretary-General - who is a prominent supporter of the Campaign for a UN Parliamentary Assembly - was a starting point of the two-day discussions.

The proposal for a UN Parliamentary Assembly was presented at a panel by Peter Spiegel, vice chairman of the Committee for a Democratic U.N. in Berlin. Mr. Spiegel argued that democratizing the UN was also a measure to promote democracy internationally. He prompted to ask the question why the democracies of the world "obstruct efforts for democratizing international organizations."

Earlier Professor Lothar Brock with University of Frankfurt dealt with the question of what the democracy deficit at the UN is and explained why he supports the proposal for a UN parliament. In the course of his presentation, Professor Brock touched upon many of the subjects of the conference such as the embedding of democracy in the self-conception of the UN, preconditions for democracy, models of democracy, interdependency of democracy at the nation-state and international levels, forms of legitimization, need of legitimacy and possible consequences.

With regard to a UN Parliamentary Assembly, the participants did not reach a common standpoint. Broad agreement was reached on the assessment that democracy is anchored in the values of the UN and that the world organization's legitimacy needs to be improved.

UNA-Germany plans to publish the presentations of the conference in a German-language compilation. The meeting built on a first conference on world law organized by UNA-Germany in November 2008.

Top image: One of the panels, left in the picture Peter Spiegel, Source: Committee for a Democratic U.N.

Le président élu irlandais est partisan d’une Assemblée parlementaire auprès de l'ONU

Samedi dernier, la victoire de Michael D. Higgins aux élections présidentielles d'Irlande a été officiellement annoncée. Le militant pour la paix, sociologue et ancien ministre de la Culture du Parti travailliste irlandais succèdera à Mary McAleese en tant que neuvième président d'Irlande. Selon le quotidien The Irish Times, il a déclaré que son mandat

Le président élu Michael D. Higgins avec sa femme Sabina
Image : Parti travailliste irlandais

serait « consacré à une citoyenneté inclusive, fondée sur l'égalité, la participation et le respect au sein d'une société créative et excellant à tout ce que nous autres Irlandais faisons ; afin de créer une identité irlandaise dont nous pourrons être fier dans une véritable république ».

En avril 2007, M. Higgins, alors porte-parole chargé des affaires étrangères du Parti travailliste irlandais, a été l'un des premiers signataires de « l'Appel international à la création d'une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies ». Eamon Gilmore, aujourd'hui ministre des Affaires étrangères d'Irlande, a également signé l'appel au même moment.

En 2009, M. Higgins a également soutenu « l'Appel à un contrôle démocratique mondial des institutions financières et économiques internationales », publié à l'occasion du sommet du G20 à Londres. Selon cette déclaration, une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies « devrait constituer un élément important du système réformé de gouvernance internationale financière et économique ».

« Nous présentons à M. Higgins nos plus sincères félicitations à l'occasion de son élection », a déclaré Andreas Bummel, le Secrétaire général de la Campagne pour une Assemblée parlementaire à l'ONU, qui se trouvait à Washington D.C. la semaine dernière pour une série de conférences.

Parmi les partisans de la Campagne, on compte plusieurs anciens chefs d'État ou de gouvernement, ainsi que d'anciens ministres des Affaires étrangères, tel que le Tchèque Václav Havel.

Image du haut : Michael D. Higgins après l'annonce de son élection Source : Parti travailliste irlandais, Creative Commons BY-ND 2.0

Ireland’s president-elect is supporter of a UN Parliamentary Assembly

On Saturday it was officially announced that Michael D. Higgins has won the presidential elections in Ireland. The peace activist, sociologist and former minister of culture with the Irish Labour Party will succeed Mary McAleese as ninth president of Ireland. According to the Irish Times he said that his mandate was "for an inclusive citizenship which is about equality,

President-elect Michael D. Higgins with wife Sabina
Image: Irish Labour Party

participation and respect in a creative society, creative and excellent in everything we Irish do; making an Irishness to be proud of in a real republic.”

In April 2007, Mr. Higgins, then Spokesperson on Foreign Affairs of the Irish Labour party, was one of the initial signatories of an international “Appeal for the Establishment of a Parliamentary Assembly at the United Nations.” Another signatory at that time was Eamon Gilmore, today Ireland’s foreign minister.

In 2009, Mr. Higgins also endorsed a “Call for global democratic oversight of international financial and economic institutions” that was published on the occasion of a G-20 summit in London. According to this statement, a UN Parliamentary Assembly “should be an important part of the renewed system of international financial and economic governance.”

“We wholeheartedly congratulate Mr. Higgins on his election,” said Andreas Bummel, the Secretary-General of the Campaign for a UN Parliamentary Assembly, who was in Washington D.C. last week for talks.

Supporters of the Campaign include various former heads of state or government and foreign ministers, among them Václav Havel of the Czech Republic.

Top image: Michael D. Higgins after the announcement of his election, Source: Irish Labour Party, Creative Commons BY-ND 2.0

Intellectuels et activistes publient un manifeste en faveur de la démocratie mondiale

Les intellectuels Naomi Klein, Vandana Shiva, Noam Chomsky, Eduardo Galeano et Michael Hardt, aux côtés des organisateurs et des activistes des récentes manifestations de masse, ont publié un manifeste appelant à la démocratie mondiale et, en particulier, à une administration démocratique du système financier international. Le manifeste a été publié dans le quotidien The Guardian le 14 octobre 2011, à la veille de manifestations organisées dans plus de 950 villes de plus de 80 pays, inspirées par les manifestations Occupy Wall Street à New York, les révolutions du Printemps arabe

Logo des manifestations organisées dans le monde entier le 15 octobre 2011
Image : 15october.net

et les manifestations appelant à une « vraie démocratie » en Espagne.

Selon ce manifeste qui a été adopté par de nombreux activistes et groupes, dont Democracia Real Ya International, au Moyen-Orient, en Afrique, en Europe, aux États-Unis, en Asie et en Amérique du Sud, les institutions telles que le G8, le G20, le Fonds monétaire international, ou le Conseil de sécurité de l'ONU doivent être rendues démocratiques ou « être renversées ».

Selon ce document, en ces temps de mondialisation, « la vie des gens est façonnée par des forces mondiales. Notre emploi, notre santé, notre logement, notre éducation et notre retraite sont contrôlés par les banques, les marchés, les paradis fiscaux, les corporations et les crises économiques mondiaux ». Dans ces conditions, poursuit le document, « les citoyens du monde doivent prendre le contrôle des décisions dont ils subissent l'impact à tous les niveaux, du niveau mondial au niveau local ».

Selon les commentaires des activistes Ana Sofia Suarez et Shimri Zamer, publiés dans The Guardian, « tous les individus participant aux manifestations mondiales n'ont bien sûr pas adopté ce manifeste ». Cependant, les signataires espèrent que « ce texte soit légitime, en tant que manifeste issu des manifestations et soutenu par une grande partie des participants, tels que Democracia Real Ya International, ainsi que l'assemblée principale de Madrid, de Boston, de Buenos Aires et de São Paulo ». Ils ont ajouté qu'il s'agissait d'une décision délibérée de leur part que de ne pas définir « ce que sont que les institutions démocratiques internationales » et de « laisser cela en tant que principe ».

Manifeste pour une démocratie mondiale unie

« Le 15 octobre 2011, unis dans notre diversité, unis pour un changement mondial, nous exigeons la démocratie mondiale : une gouvernance mondiale par le peuple, pour le peuple. Inspirés par nos sœurs et frères en Tunisie, en Égypte, en Libye, en Syrie, au Bahreïn, en Palestine-Israël, en Espagne et en Grèce, nous appelons à notre tour à un changement de régime : un changement de régime global. Pour reprendre les mots de Vandana Shiva, l'activiste indienne, nous demandons aujourd'hui que le G8 soit remplacé par l'ensemble de l'humanité : le G 7 000 000 000.

Les institutions internationales non démocratiques telles que le FMI, l'OMC, les marchés mondiaux, les banques multinationales, le G8, le G20, la Banque centrale européenne et le Conseil de sécurité de l'ONU, sont notre Moubarak, notre Assad et notre Khadafi mondiaux. Comme Moubarak et Assad, ces institutions ne doivent pas pouvoir continuer à dicter leur vie aux citoyens du monde sans le consentement de ces derniers. Nous sommes tous nés égaux, riche ou pauvre, femme ou homme. Tout Africain et tout Asiatique est égal à tout Européen et tout États-Unien. Nos institutions globales doivent refléter cela, ou être renversées.

Aujourd'hui plus que jamais, la vie des gens est façonnée par des forces mondiales. Notre emploi, notre santé, notre logement, notre éducation et notre retraite sont contrôlés par les banques, les marchés, les paradis fiscaux, les corporations et les crises économiques mondiaux. Notre environnement est détruit par la pollution sur d'autres continents. Notre sécurité est déterminée par les guerres internationales et le commerce international d'armes, de drogue et de ressources naturelles. Nous sommes en train de perdre le contrôle de nos vies. Cela doit s'arrêter. Cela va s'arrêter. Les citoyens du monde doivent prendre le contrôle des décisions dont ils subissent l'impact à tous les niveaux, du niveau mondal au niveau local. C'est cela, la démocratie mondiale. C'est ce que nous exigeons aujourd'hui.

Comme les Zapatistes mexicains, nous disons « Ya basta ! Aquí el pueblo manda y el gobierno obedece » : Assez ! Ici le peuple commande et les institutions obéissent ! Comme les indignés espagnols, nous disons « Democracia Real Ya » : « Une vraie démocratie maintenant ! » Aujourd'hui, nous appelons les citoyens du monde : mondialisons la place Tahrir ! Mondialisons la place Puerta del Sol ! »

Image du haut : Naomi Klein en train de faire une déclaration lors d'un forum ouvert à Occupy Wall Street, le 6 octobre 2011. Source : David Shankbone, CC BY 3.0

Amid international protests, intellectuals and activists issue manifesto for global democracy

Intellectuals Naomi Klein, Vandana Shiva, Noam Chomsky, Eduardo Galeano and Michael Hardt as well as mass-protest organizers and activists have issued a manifesto that includes a strong call for global democracy and, in particular, democratic rule over the international financial system. The manifesto was published in the Guardian on 14 October 2011, on the eve of international demonstrations in over 950 cities and more than 80 countries that were inspired by the Occupy Wall Street protests, the Arab revolutions

Logo of the 15 October 2011 protests around the world
Image: 15october.net

and protests for "real democracy" in Spain.

The manifesto that was endorsed by activists and groups from the Middle East, Africa, Europe, United States, Asia and Latin America, among them Democracia Real Ya International, says that institutions like the G8, G20, the International Monetary Fund or the UN Security Council must be made democratic or "be overturned".

According to the document, in an age of globalization, "global forces shape people's lives. Our jobs, health, housing, education and pensions are controlled by global banks, markets, tax havens, corporations and financial crises". It says that under such conditions, "citizens of the world must get control over the decisions that influence them at all levels - from global to local".

Activists Ana Sofia Suarez and Shimri Zameret commented in the Guardian that "of course this manifesto is not endorsed by all the people that participate in the worldwide protests." Nevertheless, the signatories hope that "the text is legitimate as a manifesto coming from the protests, supported by many involved, such as Democracia Real Ya International, the main assembly in Madrid, the main assembly in Boston, in Buenos Aires and Sao Paolo." They added that it was a deliberate decision not to define "what democratic global institutions are" and to "leave it as a principle."

Manifesto: United for Global Democracy

« On 15th October 2011, united in our diversity, united for global change, we demand global democracy: global governance by the people, for the people. Inspired by our sisters and brothers in Tunisia, Egypt, Libya, Syria, Bahrain, Palestine-Israel, Spain and Greece, we too call for a regime change: a global regime change. In the words of Vandana Shiva, the Indian activist, today we demand replacing the G8 with the whole of humanity - the G 7,000,000,000.

Undemocratic international institutions are our global Mubarak, our global Assad, our global Gaddafi. These include: the IMF, the WTO, global markets, multinational banks, the G8, the G20, the European Central Bank and the UN Security Council. Like Mubarak and Assad, these institutions must not be allowed to run people’s lives without their consent. We are all born equal, rich or poor, woman or man. Every African and Asian is equal to every European and American. Our global institutions must reflect this, or be overturned.

Today, more than ever before, global forces shape people's lives. Our jobs, health, housing, education and pensions are controlled by global banks, markets, tax havens, corporations and financial crises. Our environment is destroyed by pollution in other continents. Our safety is determined by international wars and international trade in arms, drugs and natural resources. We are losing control over our lives. This must stop. This will stop. The citizens of the world must get control over the decisions that influence them at all levels - from global to local. That is global democracy. That is what we demand today.

Like the Mexican Zapatistas, we say "Ya basta! Aquí el pueblo manda y el gobierno obedece”. Enough! Here the people command and global institutions obey! Like the Spanish Tomalaplaza, we say "Democracia Real Ya": True global democracy now!" Today we call the citizens of the world: let us globalise Tahrir Square! Let us globalise Puerta del Sol! »

Top image: Naomi Klein speaking at an open forum of Occupy Wall Street, October 6, 2011. Source: David Shankbone, CC BY 3.0

Une lettre ouverte exhorte le gouvernement allemand à soutenir la création d'une APNU

Une alliance d'organisations et de personnalités allemandes appuie la proposition du Parlement européen

La veille du débat général à l'Assemblée générale de l'ONU à New York, un appel a été lancé à la chancelière Angela Merkel et au ministre des Affaires étrangères allemand Guido Westerwelle, les exhortant à suivre une recommandation du

L'ancien ministre Hans Eichel et Detlef Dzembritzki lors de la conférence de presse.
Image : DGVN

Parlement européen et à en prendre l'initiative à l'ONU pour l'établissement d'une Assemblée parlementaire.

Selon cette lettre ouverte, adressée à Mme Merkel et M.Westerwelle par environ 40 organisations non gouvernementales et plus de 150 personnalités publiques, « une Assemblée parlementaire renforcerait le caractère et la redevabilité démocratiques de la gouvernance mondiale, ainsi que sa transparence, et permettrait une meilleure participation des citoyens aux activités de l'ONU ».

« Au XXIe siècle, la politique étrangère ne peut plus être séparée de la politique intérieure. L'ONU doit être renforcée et simultanément démocratisée », a déclaré Hans Eichel, ancien ministre fédéral des Finances, en présentant la lettre lors de la conférence de presse à Berlin. Selon Detlef Dzembritzki, vice-président de l'Association pour les Nations Unies - Allemagne, « une assemblée parlementaire contribuerait à rendre la prise en charge des problèmes mondiaux plus efficace ». « Nous voulons que la création d'une Assemblée

Remise symbolique de la lettre
Image : DGVN

parlementaire à l'ONU soit spécifiquement mentionnée et soutenue par la contribution allemande au débat général aux Nations Unies », a déclaré Andreas Bummel, le président du Comité pour une ONU démocratique, résumant ainsi la requête de la lettre ouverte.

Figurent parmi les signataires de la lettre Attac Allemagne, les Amis de la Terre - Allemagne, l'Association pour les Nations Unies - Allemagne, la Société pour les peuples menacés, le Réseau économique mondial - Allemagne, l'association Mehr Demokratie e.V. pour plus de démocratie ou encore Vision du monde - Allemagne. Les individus ayant signé la lettre comptent environ 40 universitaires ; quelques 70 parlementaires de tous les partis représentés au Bundestag, le Parlement fédéral allemand, et au Parlement européen ; le leader de l'opposition Sigmar Gabriel ; les anciens ministres-présidents d'État Hans Eichel et Erwin Teufel ; de nombreux anciens ministres fédéraux ; l'ancienne présidente du Parlement Rita Süssmuth ; les maires de Mayence, Rostock et Essen ; ainsi que l'ancien secrétaire général de l'Union chrétienne-démocrate, Heiner Geißler.

La lettre a été remise à deux personnes portant un masque à l'effigie de Mme Merkel et de M. Westerwelle, au cours d'un événement public organisé devant la Porte de Brandebourg, au cœur de Berlin. Les partisans de cette initiative ont brandi des lettres formant les mots « pour un parlement mondial ».

Pour la première fois, un parlement aux Nations Unies permettrait aux représentants élus par les citoyens de jouer un rôle direct dans l'élaboration de la politique mondiale. En juin, le Parlement européen s'était prononcé en faveur de ce projet.

Simultanément à la remise de la lettre ouverte à Berlin, les législateurs allemands élus au Parlement européen Jo Leinen et Alexander Alvaro ont tenu une conférence de presse à Bruxelles. Ils ont appelé Herman van Rompuy, le président du Conseil européen, à reprendre la proposition du Parlement européen dans son discours à la prochaine Assemblée générale de l'ONU.

Pour plus de renseignements :

Lettre ouverte à Mme Merkel et M. Westerwelle, avec la liste des signataires

Images de la conférence de presse et de la remise symbolique de la lettre

Image du haut : remise symbolique de la lettre devant la Porte de Brandebourg, à Berlin, par l'Association pour les Nations Unies - Allemagne (DGVN)