Green youth organizations in Europe endorse call for elected UN assembly

The Federation of Young European Greens (FYEG), an umbrella organization of 38 environmental and Green political groups from across Europe, supports the international call for the establishment of a Parliamentary Assembly at the United Nations (UNPA). A resolution adopted at the federation’s general assembly on Saturday, 7 May, in Luxembourg, argued that “efforts to strengthen and revitalize democracy at the national and European levels do not suffice in the long run as more and more important decisions are being taken at the level of global intergovernmental institutions.” According to the resolution, the Federation of Young European Greens “joins the international Campaign for a United Nations Parliamentary Assembly.” Said the federation’s spokesperson Terry Reintke: "The green European youth is part of the worldwide movement that advocates a more democratic global governance.”

"We will face more and more global problems in the next years and we need to think and act globally to solve them. The Westphalian diplomatic system where each state defends its interests in international negotiations doesn't work any more. A UN Parliamentary Assembly would be better able to see the global interests and take global decisions," commented Matthieu Content, former UN youth delegate and International Coordinator of the Belgian French Speaking Young Greens (ecolo j), who introduced the resolution.

The call for a United Nations Parliamentary Assembly is supported by green parties all over the world. It was also included in the final declaration of the second Global Greens Congress that met in May 2008 in Sao Paulo. The proposal is endorsed across principal party lines. Major international party networks that have expressed support, in addition to the Global Greens Congress, include the Socialist International and the Liberal International.

Members organizations of FYEG are either the youth wings of Green Parties or environmental non-governmental youth organizations.

FYEG resolution calling for a UNPA

Top image: Participants of the gathering in Luxembourg, by FYEG

Un parlement mondial suggéré lors du Forum Mondial Social

La création d’un parlement mondial élu par la population mondiale a été suggérée lors d’un événement tenu à Dakar au Sénégal dans le cadre du Forum Mondial Social. S’exprimant sur la question, Jo Leinen, un des orateurs, député Allemand au Parlement Européen et Co-superviseur du comité consultatif de la Campagne Internationale pour une Assemblée Parlementaire des Nations Unies, a indiqué qu’ ‘’Un parlement mondial démocratique et représentatif serait une institution d’une légitimité politique sans précédent. Sa mise sur pied se révèle nécessaire en ce sens qu’il importe d’exercer un contrôle démocratique sur la mondialisation’’. “Il n’est nullement possible ni souhaitable de renverser la mondialisation. Toutefois, ces institutions qui  contrôlent en grande partie le processus notamment l’Organisation Mondiale du Commerce ou les Institutions financières internationales, excluent les citoyens du monde de leur prise de décisions. Cette situation ne peut perdurer’’ a-t-il ajouté.

“Les populations du monde veulent s’exprimer sur les questions qui les affectent. Leurs aspirations ne peuvent se limiter au niveau national dans la mesure où les décisions importantes prises au niveau mondial vont sans cesse grandissantes. Une représentation mondiale démocratique est nécessaire. L’objectif est de créer une assemblée directement élue’’ a dit Manuel Manonelles, directeur de UBUNTU-Forum Mondial des Réseaux de la Société Civile.

Mamadou Ibrahimia Fall, représentant de la Campagne pour une Assemblée Parlementaire des Nations Unies pour le Sénégal, a donné plus de précisions quant à la proposition de la campagne : ‘’Nous suggérons une approche graduelle. L’assemblée pourrait dans un premier temps être composée de parlementaires nationaux et régionaux.  Au fil du temps, une transition vers des élections directes pourrait être mise en œuvre. Ses pouvoirs au niveau international pourraient aussi être élargis progressivement. Au début, l’Assemblée pourrait principalement avoir un rôle consultatif.”

Coura Ndiaye, conseiller au Conseil Economique et Social de l’Assemblée Consultative Sénégalaise a fait ressortir le degré d’importance des activités de la société civile quant à la suggestion d’initiatives. Il a toutefois fait remarquer qu’un parlement reste inéluctable pour prendre des décisions.

Plusieurs participants venus d’Ouganda, de la Sierra Leone, du Benin, de la Grande Bretagne et de la Norvège ont souligné la nécessité de consolider la représentation démocratique au niveau mondial. Il a été convenu qu’une relation directe beaucoup plus étroite entre les populations du monde et les institutions mondiales est plus que jamais de mise. La proposition d’une Assemblée Parlementaire des Nations Unies a été vivement approuvée et encouragée.

Le Forum Mondial Social est un événement mondial majeur qui réunit des activistes sociaux et des mouvements qui œuvrent en faveur de la solidarité, la démocratie et l’équité. Il est perçu comme un événement de masse s’opposant au Forum Economique Mondial de Davos en Suisse qui rassemble chaque année l’élite politique, financière, et économique mondiales.

Image du haut : Mars à Dakar à l'ouverture du Forum social mondial, la licence Creative Commons par Pambazuka Nouvelles

Creation of a world parliament suggested at World Social Forum

The establishment of a world parliament elected by the world’s population was proposed at an event at the World Social Forum in Dakar, Senegal. “A democratic and representative world parliament would be an institution with unprecedented political legitimacy. It is needed to bring globalization under democratic control”, explained Jo Leinen, one of the speakers at the event and a Member of the European Parliament from Germany who co-chairs the advisory board of the international Campaign for a UN Parliamentary Assembly. “It is neither possible nor desirable to reverse globalization. But those institutions that control the process to a large degree such as the World Trade Organization or the international financial institutions exclude the citizens of the world from their decision-making. This is no longer acceptable”, Mr. Leinen continued.

“The people of the world want to have a say in the affairs that affect them. As more and more important decisions are taken at the global level, this aspiration cannot stop at national borders. Global democratic representation is needed. The goal is to create a directly elected assembly”, said Manuel Manonelles, director of UBUNTU-World Forum of Civil Society Networks.

The Senegalese representative of the Campaign for a UN Parliamentary Assembly, Mamadou Ibrahimia Fall, elaborated on the campaign’s proposal. “We suggest a gradual approach. Initially, the assembly could be composed of representatives from national and regional parliaments. Over time, a transition to direct elections could take place. Its powers in the international system could be extended gradually as well. At the beginning, the function could be largely consultative.”

Coura Ndiaye, an advisor at the Economic and Social Council of the Consultative Assembly of Senegal expressed how important the activities of civil society are to give initiatives but that a Parliament is necessary to take decisions.

Several participants from Uganda, Sierra Leone, Benin, Great Britain, Norway stressed the importance of building up democratic representation at a global level. It was felt that a more direct connection between the world's peoples and global institutions is needed. The proposal of a UNPA received much applause and support.

The World Social Forum is a major global meeting place of social activists and movements that promote solidarity, democracy and a fairer world. It is considered as a grassroots counter-event to the World Economic Forum in Davos, Switzerland, at which the global elite of the political, financial and economic world come together on an annual basis.

Top image: March in Dakar at the opening of the World Social Forum, Creative Commons license by Pambazuka News

Les institutions parlementaires internationales « aident à surmonter les déficits démocratiques »

Une nouvelle étude publiée par le Comité pour une ONU démocratique (KDUN), think tank basé à Berlin, conclut que les institutions parlementaires internationales telles que l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe ou le Parlement Panafricain « introduisent toutes un élément démocratique au sein de la gouvernance régionale ou mondiale ». L'étude analyse et classifie plus de cent institutions parlementaires internationales. Environ soixante-dix d'entre

elles ont été établies au cours des dix dernières années. « Il y a une tendance claire à une interaction plus forte entre parlementaires au-delà des frontières nationales et à la création de mécanismes formels pour leur inclusion au sein d’organisations internationales. Les institutions peuvent ne pas être sous le feu des projecteurs. Néanmoins, elles jouent un rôle de plus en plus important », a déclaré Claudia Kissling, auteur de l'étude et vice-présidente du Comité.

Selon l'étude, les institutions parlementaires internationales sont de plus en plus dotées de compétences et de fonctions qui « les aident à s'acquitter de véritables fonctions de contrôle parlementaire ». De cette façon, elles peuvent contribuer à surmonter les déficits démocratiques existants. Toutefois, il est souligné que cette évolution n'a, à ce jour, pas atteint les principales organisations internationales intergouvernementales comme l'Organisation des Nations Unies, la Banque mondiale, ou l'Organisation mondiale du commerce. « Jusqu'ici, aucune d’entre d’elles ne possède un organe parlementaire formel. Cela affaiblit sérieusement leur légitimité. Nous sommes convaincus que la création d'une assemblée parlementaire mondiale sera, tôt ou tard, à l'ordre du jour. La tendance à une plus grande participation parlementaire ne restera pas limitée aux organisations régionales », a noté Mme Kissling.

Le chef du Centre d'études et de formation parlementaire de l'Assemblée nationale du Kenya et ancien secrétaire du Parlement panafricain, Murumba Werunga, note dans la préface de la nouvelle publication que les institutions parlementaires internationales « ont prouvé jusqu’ici qu’elles étaient les forums les plus pertinents pour combler le fossé entre citoyens et gouvernance internationale. Les institutions parlementaires internationales fournissent par conséquent un argument très fort en faveur de la création d'une Assemblée parlementaire des Nations Unies ».

Le Professeur Lucio Levi, directeur du programme de recherche « Surveillance de la démocratie internationale » au Centre d'études sur le fédéralisme en Italie, a déclaré que « l'étude est une contribution très importante à une meilleure connaissance des organismes démocratiques internationaux. Elle comble un vide énorme qui était présent dans ce domaine de recherche ».

Téléchargez l'étude au site internet du KDUN

Image du haut : Le bâtiment du Conseil de l'Europe à Strasbourg. L'Assemblée parlementaire du Conseil a célébré son 60ème anniversaire en 2009. C'est la plus ancienne assemblée parlementaire au monde. Copyright : Conseil de l’Europe

International Parliamentary Institutions “help to overcome democracy deficits”

A new study published by the Committee for a Democratic U.N. (KDUN), a think tank based in Berlin, concludes that international parliamentary institutions such as the Parliamentary Assembly of the Council of Europe or the Pan-African Parliament “all introduce a democratic element into regional and global governance.” The study analyses and classifies more than 100 international parliamentary institutions. Around 70 of them

were established within the last 10 years. “There is a clear trend towards stronger interaction of parliamentarians across national borders and towards the creation of formal mechanisms for their inclusion into international organizations. The institutions might not be in the public spotlight. Nevertheless, they do play an increasingly important role,” said Claudia Kissling, author of the study and Vice-Chair of the Committee.

According to the study, international parliamentary institutions are increasingly equipped with competences and functions that “help them to fulfill genuine parliamentary oversight functions.” In this way, it is argued, they can contribute to overcoming existing democracy deficits. However, it is pointed out that the trend so far has not reached major international intergovernmental organizations such as the United Nations, the World Bank, or the World Trade Organization. “So far, none of them does possess a formal parliamentary body. This seriously weakens their legitimacy. We are convinced that the creation of a global parliamentary assembly will come onto the agenda sooner or later. The trend towards more parliamentary involvement will not be limited to regional organizations,” Ms. Kissling noted.

The head of the Centre for Parliamentary Studies and Training at the National Assembly of Kenya and former Clerk of the Pan-African Parliament, Murumba Werunga, notes in the preface of the new publication that international parliamentary institutions “have so far proved to be the best placed fora to bridge the gap between the governed and international governance. One therefore sees in the international parliamentary institutions a compelling rationale for the creation of a United Nations Parliamentary Assembly.”

Professor Lucio Levi, head of the research program “International Democracy Watch” at the Centre for Studies on Federalism in Italy, said that the study “is a very important contribution to the advancement of our knowledge of international democratic bodies. It fills a huge vacuum that was present in this field of research.”

Download the study from KDUN's website

Top image: The building of the Council of Europe in Strasbourg. The Council’s Parliamentary Assembly celebrated its 60th anniversary in 2009. It is the oldest parliamentary assembly in the world. Copyright: Council of Europe

Le Parlement de Nouvelle-Zélande accueille une réunion sur l’APNU

Le jeudi 14 octobre 2010, au Parlement de Nouvelle-Zélande, une réunion a eu lieu dans le bureau de la Commission d’enquête des affaires maories, où est exposé le traité de Waitangi, afin de discuter du projet d’Assemblée parlementaire des Nations Unies (APNU) et de la manière d’établir un soutien à ce projet au sein de la région de l’Océanie.

Les participants de la réunion de Wellington
Image: CEUNPA

Cette réunion, organisée par la parlementaire Sue Kedgley, a rassemblé huit parlementaires néo-zélandais représentant les trois principaux partis, le parti national, le parti travailliste et le parti écologiste, ainsi que le président de la World Citizens Association d’Australie et d’autres représentants de la société civile.

Les participants de cette réunion se sont accordés pour dire que le système de prise de décision mondial doit être amélioré et que le système onusien présente un sérieux déficit démocratique, ainsi qu’un manque de transparence démocratique. A la suite d’un exposé de Gordon Glass, membre du Comité exécutif de la Campagne pour la création d’une APNU, ils ont discutés des meilleures options en matière de développement et d’amélioration à l’avenir, ainsi que des mérites du projet d’Assemblée parlementaire des Nations Unies.

Cette réunion a généré un nombre de proposition visant à élaborer une stratégie de soutien de la modification du système onusien en Nouvelle-Zélande et en Océanie. Parmi les parlementaires présents, une majorité représentant tous les partis a accepté d’apporter son soutien à la Campagne et de soumettre le projet d’APNU à son parti respectif en vue d’engendrer davantage de débat et d’action. Deux participants, l’un appartenant au Parlement et l’autre à la société civile, se sont mis d’accord pour devenir les contacts dans la région pour les actions futures.

Image du haut : Parlement de Nouvelle-Zélande, par la CEUNPA

Meeting on UNPA hosted in New Zealand's Parliament

A meeting was held on Thursday 14th October 2010 in the Maori Affairs Select Committee Room in the Parliament House of New Zealand - with the Treaty of Waitangi displayed on the wall - to discuss the proposal for a United Nations Parliamentary Assembly (UNPA) and how to build support for the proposal within the Oceania region.

Participants of the meeting in Wellington
Image: CEUNPA

The meeting was hosted by Sue Kedgley, MP, and comprised eight New Zealand MPs from across the three main parties: National, Labour and Green, along with the President of the World Citizens Association from Australia, and other individuals from civil society.

The meeting found common ground that the system for global decision-making needed to be improved and that the United Nations system had a serious democratic deficit and lack of democratic accountability. There were discussions about the best options for development and improvement for the future, and around the merits of the proposal for a UN Parliamentary Assembly, following a presentation by Gordon Glass, member of the Steering Committee for the UNPA campaign.

The meeting generated a number of proposals for building a strategy in New Zealand and in Oceania to support change within the United Nations system. A majority of the MPs present, including each of the parties, agreed to support the campaign and to take the UNPA proposal back to their parties for further debate and action. Two attendees, one from within Parliament and one from outside, agreed to be points of contact in the region for future action.

Top image: Parliament of New Zealand, by CEUNPA

Appel à une conférence intergouvernementale sur un parlement à l’ONU

Un rassemblement international de la Campagne pour la création d’une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies organisé au Sénat d’Argentine à Buenos Aires a appelé l’ONU et ses états membres à initier « le processus préparatoire à une conférence intergouvernementale dans le but de créer une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies ». Selon la déclaration adoptée par environ 50 participants, originaires de 20 pays et parmi lesquels on comptait dix parlementaires, ainsi que des représentants de 20 organisations de la société civile,

Photo de groupe des participants
Image: Democracia Global

« le besoin de démocratiser la gouvernance mondiale est l’un des plus grands défis politique de notre époque. Il appelle individuellement les citoyens du monde, et particulièrement les parlementaires, les gouvernements, la communauté internationale de donateurs et la société civile, à s’engager pour un changement de la gouvernance démocratique ».

Lors de la session d‘ouverture, le député argentin Fernando Iglesias a réitéré la nécessité d’atteindre un niveau plus élevé de démocratisation mondiale au moyen d’une l’Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies. L’orateur invité, Olivier Giscard d’Estaing, ancien parlementaire français, a exprimé sa déception à propos de l’échec continu en matière de réforme substantielle des Nations Unies. M. Giscard d’Estaing a appelé à la création « de nouvelles institutions mondiales, dont un parlement mondial, qui prendraient en charge les problèmes mondiaux ». William Pace, le directeur général du Mouvement fédéraliste mondial - Institut pour une politique mondiale, a sévèrement critiqué le G8 et le G20. « Ces mécanismes de gouvernance informelle ont échoué de manière spectaculaire », a déclaré M. Pace. « Notre but est de remplacer la brutalité de l’impérialisme au niveau mondial par les principes constitutionnels et parlementaires », a-t-il ajouté.

Dans une allocution souhaitant la bienvenue aux participants, le parlementaire et ancien Premier ministre de Malte, Alfred Sant, a déclaré que « le but de la création d’une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies peut sembler encore lointain, mais les réalités observées dans le monde changent tellement rapidement que la pertinence d’une Assemblée pourrait devenir essentielle bien plus tôt qu’on ne l’imagine maintenant ». Jo Leinen, membre du Parlement européen a fait remarquer dans un message que « cette proposition doit maintenant être reprise par un groupe de gouvernement partageant nos positions ».

Au cours de la session plénière, les participants ont délibéré à propos du document final et de leurs activités au cours de l’année précédente. Dans l’après-midi, les ateliers ont été organisés en parallèle. L’ancien secrétaire du Parlement panafricain, Werunga Murumba, travaillant maintenant au Centre des études parlementaires et de formation de l’Assemblée nationale du Kenya, a parlé des leçons tirées de la création des actuelles assemblées parlementaires internationales. D’autres ateliers portaient sur les prochaines étapes au sein de la région latino-américaine, ainsi que sur la création d’une Assemblée parlementaire auprès de l’ONU et d’une réforme de la Charte de l’ONU.

Cette manifestation, organisée dans les locaux du Sénat d’Argentine lundi dernier, constituait le quatrième rassemblement de la campagne internationale qui a débuté en avril 2007. Andreas Bummel, le responsable du Secrétariat de la Campagne, a remarqué que, depuis cette date, environ 900 parlementaires (dont 750 actuellement en fonction) originaires de plus de 90 pays ont exprimé leur soutien à la Campagne : cela représente plus de 100 millions de personnes de leurs circonscriptions.

Ce rassemblement a été précédé par un séminaire du Parlement latino-américain sur l’intégration régionale et la réforme des institutions internationales, organisé la semaine précédente. L’une de ses sessions a été consacrée à la proposition de création d‘une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies. Le rassemblement de la Campagne pour la création d’une APNU (CCAPNU) fait partie d’un programme de dix jours organisé à Buenos Aires sous la houlette de l’organisation non gouvernementale argentine Democracia Global.

Document final de Buenos Aires

Image du haut : session d’ouverture, par Democracia Global

Declaration calls for intergovernmental conference on UN Parliament

An international meeting of the Campaign for the Establishment of a United Nations Parliamentary Assembly in the Senate of Argentina in Buenos Aires has called on the United Nations and its member states to initiate a “preparatory process towards an intergovernmental conference for the purpose of establishing a Parliamentary Assembly at the United Nations.“ A declaration adopted by around 50 participants from 20 countries, among them ten Members of Parliament and representatives of 20 civil society organizations, states that “the need to democratize global governance is one of the greatest political challenges of our times. It calls on individual world citizens, and

Group picture of the participants
Image: Democracia Global

especially parliamentarians, governments, the international donor community, and civil society to make a commitment to democratic global change.”

At the opening session the Argentinian deputy Fernando Iglesias reiterated the need for global democratization through a UN Parliamentary Assembly. As a guest speaker Olivier Giscard d’Estaing, former Member of Parliament from France, voiced his disappointment over the enduring failure to bring about any substantial reform of the United Nations. Mr. Giscard d’Estaing called for the creation of “new world institutions dealing with world problems, including a world parliament.” The Executive Director of the World Federalist Movement-Institute for Global Policy, William Pace, severely criticized the G8 and G20. “These informal governance mechanism have failed dramatically,” Mr. Pace stated. “Our goal is to replace the brutality of imperialism with constitutional and parliamentary principles at the global level,” he said.

In a written welcome note to the meeting, the parliamentarian and former Prime Minister of Malta, Alfred Sant, stated that “the goal of establishing a UN Parliamentary Assembly may appear to be far away down the road, but global realities are changing so fast that the relevance of an Assembly may become salient much sooner than is now supposed.” The European parliamentarian Jo Leinen noted in a message that “the proposal now has to be taken up by a group of like-minded governments”.

In the plenary session, participants deliberated on the outcome document and on their activities in the previous year. In the afternoon, parallel workshops were held. The former clerk of the Pan-African Parliament, Werunga Murumba, now at the Centre for Parliamentary Studies and Training of the Kenya National Assembly, spoke about lessons learned from the creation of existing international parliamentary assemblies. Other workshops were held on the next steps in the Latin-American region and on the creation of a UN Parliamentary Assembly and UN Charter reform.

The event that was held in the premises of the Senate of Argentina on Monday was the fourth meeting of an international campaign that was launched in April 2007. The head of the Campaign’s Secretariat, Andreas Bummel, noted that in this time span around 900 Members of Parliament from over 90 countries expressed their support, representing over 100 million people from their constituencies. Around 750 are currently in office.

The meeting was preceded by a seminar of the Latin-American Parliament on regional integration and the reform of international institutions that was held in the previous week. One of the sessions was devoted to the proposal of a UN Parliamentary Assembly. The UNPA-Campaign meeting was part of a ten-day programme in Buenos Aires coordinated by the Argentinian non-governmental organization Democracia Global.

Outcome document of Buenos Aires

Top image: Opening session, by Democracia Global

Le Parlement latino-américain débat de la création d'un parlement mondial

La création d'une Assemblée parlementaire des Nations Unies (APNU) a été l'un des thèmes débattus lors d'une conférence interparlementaire du Parlement latino-américain qui s’est tenue au Sénat argentin, à Buenos Aires, et qui portait sur l’intégration régionale et la réforme des institutions internationales.

Introduisant le sujet, le parlementaire argentin Fernando Iglesias a souligné que la mondialisation avait changé la réalité

Le député Fernando Iglesias, sénatrice Sonia Escudero, Shahriar Sharei et Andreas Bummel (de gauche à droite)
Image: Le Sénat de l'Argentine

politique et économique mondiales de manière fondamentale. « Vu d'aujourd'hui, même le contexte de l'an 2000 semble obsolète. Mais les institutions mondiales n’ont pratiquement pas évolué. » M. Iglesias a fait valoir que, bien que l’annonce de la fin de l'État-nation, qui était fréquente dans les années 1990, ait témoigné d’une forte exagération, il était tout aussi inapproprié de prétendre que rien n'avait changé. « Dans de nombreux domaines, la gouvernance mondiale est désormais une nécessité absolue. Mais la population mondiale n'est pas associée aux prises de décision », a déclaré M. Iglesias. « La question est de savoir comment changer cette situation et la solution est d'établir un parlement mondial. »

Le deuxième intervenant, Andreas Bummel, secrétaire de la Campagne pour la création d'une Assemblée parlementaire des Nations Unies, a souligné que les organisations internationales comme la Banque mondiale, le Fonds monétaire international ou l'Organisation mondiale du commerce « créent une politique globale ayant un impact énorme sur le commerce international, les finances et les économies nationales ». Toutefois, contrairement au niveau régional où les instances parlementaires se multiplient, « aucun organisme parlementaire formel n’existe dans l'une de ces institutions internationales », a ajouté M. Bummel. Il a soutenu que cette lacune devrait être comblée par la création d'une Assemblée parlementaire de l’ONU qui compléterait les organes existants de l'ONU : « Le nouveau contrat social mondial a besoin de deux piliers : les citoyens individuels et les Etats-nations », a déclaré M. Bummel. Ces deux dimensions pourraient s’exprimer par l'actuelle Assemblée générale des Nations Unies et par une chambre parlementaire complémentaire qui serait, à terme, élue au suffrage direct.

Les autres sujets abordés lors de la table ronde ont concerné des points particuliers comme la répartition des sièges au sein d’une APNU, le rôle de l'Union interparlementaire, les options juridiques pour créer l’Assemblée, ainsi que les pouvoirs et les fonctions possibles. Dans le principe, le Parlement latino-américain soutient la proposition d'une APNU. En 2008, une résolution a été adoptée à cet effet.

La table ronde était animée par la Secrétaire générale du Parlatino, la sénateur Sonia Escudero. Elle a été suivie par des exposés sur, entre autres, la réforme de la Charte des Nations Unies, la réforme du Conseil de sécurité et le rôle du G-20. Shahriar Sharei de la World Alliance to Transform the UN, Jorge Arguello, Ambassadeur de l’Argentine à l'ONU et Pablo Tettamanti, Directeur du Département des Organisations Internationales au Ministère argentin des Affaires étrangères, étaient au nombre des orateurs. La conférence a été suivie par les législateurs et les experts de quatorze pays.

La réunion du Parlement latino-américain constituait la première partie d'un programme de dix jours sur la démocratie mondiale coordonné par l’organisation non gouvernementale argentine Democracia Global. Il se poursuivra lundi par une réunion internationale de participants à la Campagne pour une Assemblée parlementaire des Nations Unies au sein du bâtiment du Congrès national. Enfin, jeudi et vendredi, la réunion annuelle du Conseil du World Federalist Movement - Institute for Global Policy fait partie de l’ordre du jour.

Image du haut: Événement sur la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies, le Sénat de l'Argentine