Un atelier sur une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies organisé à Kampala
Le renforcement de la démocratie parlementaire pendant la mondialisation, ainsi que la création d’une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies (APNU), était le sujet d’un atelier organisé la semaine dernière, le 25 novembre, à Kampala en Ouganda. Environ cinq parlementaires et vingt représentants des organisations locales de société civile ont assisté à cet événement organisé par le Parlement d’Ouganda et une organisation non gouvernementale locale, l’Association des fédéralistes africains, avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le développement. Dans son discours d’ouverture, l’honorable Bartile Toskin, membre du Parlement ougandais et du Parlement panafricain, a transmis un message du très honorable Edward Sekandi, président du Parlement, dans lequel ce dernier souhaitait la bienvenue aux participants et réitérait son soutien de longue date aux efforts effectués en vue de la création d’une Assemblée parlementaire auprès de l’ONU.
Le présentateur principal, l’honorable Sunil Dowarkasing, membre du Parlement de la République de Maurice et du Parlement panafricain, a exposé succinctement l’histoire et la structure des Nations Unies, puis s’est étendu sur le concept d’APNU et les différentes possibilités d’en créer une. « Une organisation mondiale renforcée est nécessaire. Au même moment, il faut établir un sentiment renouvelé d’appropriation des institutions. Les fondations des Nation Unies doivent être réexaminées et élargies. Cela ne peut être réalisé qu’au moyen de la création d’un lien direct en l’ONU et les citoyens du monde », a déclaré l’honorable Dowarkasing.
Un autre présentateur, le professeur Ezra Mugambe, a fait remarquer qu’une APNU constituerait « un nouveau genre de forum international au sein duquel ses membres pourraient discuter de leurs affaires de manière franche. » Au cours du débat, la question a été posée de savoir s’il n’est pas plus logique de d’abord renforcer les parlements nationaux avant de travailler à la création d’un organe parlementaire mondial. Il a été remarqué que ces deux processus pourraient être organisés en parallèle et pourraient être mutuellement bénéfiques, puisque de nombreuses questions politiques possèdent une dimension transfrontalière.
L’atelier s’est conclu sur une recommandation adressée au Parlement de l’Ouganda afin de soutenir formellement la création d’une APNU et d’appuyer la résolution du Parlement panafricain portant sur le même sujet qui a été passée en octobre 2007.
Workshop on UN Parliamentary Assembly held in Kampala
Strengthening parliamentary democracy in times of globalization and the establishment of a United Nations Parliamentary Assembly (UNPA) was the subject of a workshop held last week, on 25 November, in Kampala, Uganda. Around five Members of Parliament and 20 representatives of local civil society organizations attended the event which was organized by the Parliament of Uganda and a local non-governmental organization, the African Federalist Association, with the support of the United Nations Development Programme. In his opening remarks Hon. Bartile Toskin, a Member of the Ugandan Parliament and the Pan-African Parliament, delivered a message from the Speaker of the Ugandan Parliament, the Rt. Hon. Edward Sekandi, in which the latter welcomed the participants and reinforced his long-standing support for the efforts to establish a UN Parliamentary Assembly.
The main presenter, Hon. Sunil Dowarkasing, Member of the Parliament of Mauritius and the Pan-African Parliament, gave an overview of the history and structure of the United Nations and elaborated on the concept of a UNPA and possible ways to its creation. "We need a strengthened world organization. At the same time, a renewed sense of ownership in the institution needs to be established. The foundations of the UN have to be reconsidered and widened. Eventually this can only be achieved by creating a direct link between the UN and the world's citizens," said Hon. Dowarkasing.
One of the other presenters, Professor Ezra Mugambe, remarked that a UNPA would constitute "a new kind of international forum in which members could be frank in discussing their affairs." During the debate it was asked, among other things, whether it would not be obvious to consolidate national parliaments first before working on the establishment of a global parliamentary body. It was pointed out that both processes could run in parallel and could be of reciprocal benefit as many political issues have a transborder dimension.
The workshop concluded with a recommendation to the Parliament of Uganda to formally support the establishment of a UNPA and to endorse a resolution of the Pan-African Parliament on the same subject which was passed in October 2007.
Selon le Comité, l’opacité des négociations de l’ACAC confirme la nécessité d’un organe parlementaire mondial
Le Comité pour une ONU démocratique (KDUN), un groupe de réflexion non gouvernemental basé à Berlin (Allemagne), a critiqué « l’opacité inquiétante » des négociations internationales de l’Accord commercial anti-contrefaçon (ACAC), dont la sixième session s’est tenue à Séoul du 4 au 6 novembre. Selon le Comité, les textes et ébauches des négociations de l’accord, qui porte sur la création de « standards internationaux efficaces en vue de faire appliquer les droits de propriété intellectuelle », n’ont pas encore été dévoilés.
« Les négociations de cet accord ont commencé en juin 2008. Les textes et ébauches de négociations n’ont toujours pas été mis à la disposition du public, bien que la procédure soit supposée se terminer d’ici l’année prochaine. Nous pensons que les sujets discutés doivent être soumis à l’opinion publique mondiale. Dans ce but, il est nécessaire que les textes des négociations soient rendus publics autant que possible. La politique d’information rigide mise en place par les parties prenantes aux négociations est à l’origine d’une méfiance croissante par rapport à cette procédure. Cela n’est pas approprié, puisque ces provisions pourraient avoir un impact énorme sur les millions de citoyens du monde entier », a déclaré Andreas Bummel, le président du Comité.
Le Comité a souligné que le Parlement européen a à plusieurs reprises demandé à la Commission européenne, qui participe aux négociations, de « mettre immédiatement à la disposition du public tous les documents liés à aux négociations internationales en cours de l’ACAC ».
Selon le KDUN, “un dialogue et une discussion avec le public doivent avoir lieu avant que les parties prenantes aux négociations ne tombent d’accord sur la version finale. Le passé montre qu’une fois l’accord conclu, elles seront peu disposées à considérer y apporter de sérieuses modifications. De notre point de vue, il est essentiel que les parlements des pays participant aux négociations puissent y prendre part. En pratique, ces parlements ne peuvent autrement que donner leur approbation, sans avoir beaucoup de latitude pour influencer en le contenu ».
« La création d’une réglementation mondiale doit être transparente et démocratique. Jusqu’à présent, les négociations de l’ACAC font preuve du contraire. Cela confirme la nécessité de créer un organe parlementaire mondial capable d’interférer publiquement au nom des citoyens du monde entier », a souligné Andreas Bummel. Le Comité pour une ONU démocratique promeut la création d’une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies qui aurait le droit, entre autres, « de prendre part aux négociations multilatérales au niveau international ».
Selon le Président suédois de l’Union européenne, les participants aux négociations de l’ACAC comprennent l’Australie, le Canada, l’Union européenne représentée par la Commission européenne, la présidence de l’UE (Suède) et des états membres de l’UE, le Japon, la Corée, le Mexique, le Maroc, la Nouvelle-Zélande, Singapour, la Suisse et les Etats-Unis d’Amérique. « Il est remarquable que ces négociations aient lieu en dehors des cadres multilatéraux existants, comme les Nations Unies, l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle ou l’Organisation mondiale du commerce », à fait remarquer le Dr. Claudia Kissling, vice-présidente du KDUN.
Committee: Intransparency of negotiations on ACTA confirms need of global parliamentary body
The Committee for a Democratic United Nations (KDUN), a non-governmental think tank based in Berlin, Germany, has criticised the "worrying intransparency" of the intergovernmental negotiations on the Anti-Counterfeiting Trade Agreement (ACTA) whose sixth round was held in Seoul from 4th to 6th November. According to the Committee, negotiating texts and drafts of the agreement, which deals with the establishment of "effective international standards for enforcing intellectual property rights", have not yet been disclosed.
"The negotiations on this agreement have started in June 2008. Negotiating texts and drafts are still not publicly available although the process is supposed to be concluded within the next year. We believe that the subjects under discussion have to be put under global public scrutiny. For this purpose, it is necessary that negotiating texts are disclosed to the best possible extent. The rigid information policy pursued by the negotiating parties causes increasing distrust in the process. This is not adequate, as the provisions might have a huge impact on millions of citizens around the world", said Andreas Bummel, the Committee's Chair.
The Committee stressed that the European Parliament has repeatedly called on the European Union's Commission, which takes part in the negotiations, to "immediately make all documents related to the ongoing international negotiations on the ACTA publicly available."
According to KDUN, "public dialogue and discussion has to take place before the negotiating parties agree on a final draft. Experience shows that once they have done so, they will be reluctant to consider any serious changes. From our point of view, it is vital that the parliaments of the negotiating parties are involved. In practice, these parliaments otherwise can only give their blessing, without much opportunity to influence the content of the agreement."
"The creation of global regulation needs to be transparent and democratic. Until now the negotiations on ACTA demonstrate the opposite. This confirms the need of a global parliamentary body which is able to interfere publicly on behalf of the world's citizens", Mr. Bummel stressed. The Committee for a Democratic U.N. promotes the establishment of a UN Parliamentary Assembly which shall have the right, among other things, "to be integrated into multilateral treaty negotiations at the international level".
According to the Swedish Presidency of the European Union, participants in the negotiations on ACTA include Australia, Canada, the European Union, represented by the European Commission, the EU Presidency (Sweden), and EU Member States, Japan, Korea, Mexico, Morocco, New Zealand, Singapore, Switzerland, and the United States of America. "It is remarkable that the negotiations take place outside of existing multilateral frameworks such as the United Nations, the World Intellectual Property Organization or the World Trade Organization," KDUN's Vice-Chair, Dr. Claudia Kissling, commented.
Les parlementaires débattent de la désertification et apportent leur soutien à une Assemblée parlementaire auprès de l’ONU
Un débat sur le rôle des parlementaires au sein des efforts visant à lutter contre la désertification et à atteindre la sécurité alimentaire a eu lieu au cours d’une table ronde organisée en parallèle de la neuvième session de la Conférence des parties à la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (COP-9) les 24 et 25 septembre à Buenos Aires. Quelques 40 parlementaires, représentant environ 20 parlements africains, asiatiques, européens et sud-américains, ont participé à cet événement à l’invitation du Secrétariat de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD).
Dans une déclaration adoptée à la fin des délibérations, les parlementaires ont entre autres souligné « qu’il n’existe aucune sécurité humaine sans sécurité alimentaire. Cette réalité s’applique par dessus tout aux personnes vivant dans des zones arides dégradées ou sujettes à la désertification, et faisant partie des citoyens les plus pauvres, les plus marginalisés et les plus faibles politiquement au monde ». La déclaration exige que « la participation au combat contre l’insécurité alimentaire des populations et des communautés locales affectées soit garantie, en particulier celles des femmes et des jeunes ». La Professeure Uwe Holtz, ancienne parlementaire allemande et membre du Groupe de personnalités éminentes chargées de la réflexion sur le rapport entre pauvreté et environnement de l’UNCCD, a déclaré : « Les parlements devraient s'efforcer de garantir que le commerce alimentaire et agricole, ainsi que l'ensemble des politiques commerciales, favorisent la promotion de la sécurité alimentaire pour tous, au moyen d’un commerce mondial non spéculatif et axé sur le marché, dans le cadre d’une mondialisation durable, juste et socialement équilibrée ».
La déclaration fait ensuite remarquer que « les questions de désertification et de dégradation des terres méritent l’attention des politiques mondiales, et les besoins des zones arides doivent être entièrement intégrés au Protocole de Copenhague ». Le texte adopté appelle au renforcement du Réseau parlementaire de l’UNCCD, et mentionne qu’« une assemblée parlementaire auprès des Nations Unies pourrait renforcer l’efficacité, la transparence, la représentativité, la pluralité et la légitimité du travail effectué par les institutions du système onusien. La création d’une APNU pourrait également constituer la pièce maîtresse du contrôle parlementaire exercé sur le nouveau système de gouvernance économique et financière internationale ».
Cette table ronde était soutenue par la Chambre des députés d’Argentine et l’Union interparlementaire.
Parliamentarians discuss desertification, support establishment of UN Parliamentary Assembly
The role of Members of Parliament in the efforts to combat desertification and to achieve food security was discussed at a Round Table which was held in parallel with the ninth session of the Conference of the Parties to the United Nations Convention to Combat Desertification (COP 9) on 24 and 25 September in Buenos Aires. Some 40 parliamentarians representing about 20 parliaments from Africa, Asia, Europe and Latin America participated in the event at the invitation of the secretariat of the United Nations Convention to Combat Desertification (UNCCD).
In a declaration adopted at the end of the deliberations, the parliamentarians stressed, among other things, that "there is no human security without food security. This reality applies above all to the people living in degraded or desertification-prone drylands and belonging to the world’s poorest, most marginalized, and politically weak citizens." The declaration demands that in combating food insecurity "the participation of affected populations and local communities, particularly women and youth, must be ensured." Said Professor Uwe Holtz, a former German MP and member of the UNCCD Panel of Eminent Personalities to consider the poverty-environment nexus: "Parliaments should strive to ensure that food, agricultural trade and overall trade policies are conducive to fostering food security for all through a fair market-oriented non-speculative world trade system embedded in a sustainable, socially balanced and fair globalization."
The declaration furthermore pointed out that "desertification and land degradation issues deserve global policy attention and the needs of drylands must be fully integrated into the Copenhagen Protocol." The adopted text calls for a strengthening of the Parliamentary Network of the UNCCD and notes that "a UN Parliamentary Assembly could strengthen the effectiveness, transparency, representativeness, plurality and legitimacy of the work of the institutions that compose the UN system. The establishment of a UNPA could also be a parliamentary oversight centrepiece of the renewed system of international financial and economic governance."
The Round Table was supported by the Argentine Chamber of Deputies and the Inter-Parliamentary Union.
Le futur ordre mondial et le parlement mondial en discussion à une conférence bahá'íe
La conférence annuelle de l'Association francophone européenne d’études bahá'íes (AFEEB) réunie à Luxembourg les 24 et 25 octobre a été consacrée au nouvel ordre mondial et à la gouvernance mondiale.
Le programme incluait une présentation du concept de l'Assemblée parlementaire des Nations unies (United Nations Parliamentary Assembly - UNPA, en anglais) par le Président du Comité pour des Nations unies démocratiques (KDUN), Andreas Bummel. En mettant en exergue la voie vers un parlement mondial directement élu, M. Bummel a insisté sur la "dimension spirituelle" des efforts à accomplir. "L'établissement d'une Assemblée parlementaire des Nations unies représenterait un changement de conscience. Pour la première fois dans l'histoire humaine un tel organe établirait une connexion politique directe entre chaque être humain et la planète", a déclaré M. Bummel.
Daniel Schaubacher, du European Bahá'í Business Forum et Jean-Francis Billion, membre du Conseil du Mouvement fédéraliste mondial (World Federalist Movement - WFM) ont développé le discours sur la représentation des peuples au sein des Nations unies et sur les efforts pour la démocratie mondiale. M. Billion a, entre autres, souligné le succès de la Coalition internationale des ONG pour l’établissement de la Cour pénale internationale. M. Billion a noté que le WFM avait pris la tête de cette action et que la Communauté Bahá'íe internationale faisait partie de la coalition. Dans la discussion, il a été convenu que la Coalition pour la Cour pénale internationale était un bon exemple sur lequel s’appuyer dans la lutte pour l’UNPA.
Parmi les autres orateurs à la conférence, on peut citer Esther Zana-Nau, directrice de programme de l’International Master Comparative in Social Policy Analysis (IMPALLA), qui a prononcé une introduction sur la mondialisation et la gouvernance mondiale.
Pour les Bahá'ís, l’expression « nouvel ordre mondial » a une signification spéciale et très précise. C’est il y a plus d’un siècle, que Bahá’u’lláh, le fondateur de la Foi Bahá'íe, a invoqué cette expression pour caractériser un ensemble de futurs changements profonds dans la vie politique, sociale et religieuse du monde. Selon Bahá’u’lláh, ces changements incluent la création d’un gouvernement mondial, un parlement mondial élu, un tribunal mondial avec force de coercition et une force de police mondiale.
Future world order and world parliament discussed at Bahá’í conference
This year's conference of the Francophone European Association for Bahá’í Studies (Association francophone européenne des études bahá’íes, AFEEB) on 24 and 25 October 2009 in Luxembourg discussed the future world order and global governance.
The programme included a presentation of the concept of a United Nations Parliamentary Assembly (UNPA) by the Chairman of the Committee for a Democratic U.N., Andreas Bummel. Outlining the path towards a directly elected world parliament, Mr Bummel stressed the "spiritual dimension" of the efforts. "The establishment of a UN Parliamentary Assembly would represent a changed consciousness. For the first time in human history such a body would establish a direct political connection between every human being and the planet," Mr Bummel said.
Daniel Schaubacher, European Bahá’í Business Forum, and Jean-Francis Billion, Council Member of the World Federalist Movement, further elaborated on the representation of the peoples in the United Nations and the efforts towards world democracy. Among other things Mr Billion stressed the success of the international coalition of non-governmental organizations which advocated the establishment of the International Criminal Court. Mr Billion noted that the World Federalist Movement spearheaded this effort and that the International Bahá'í Community was part of the coalition. In the discussion it was agreed that the Coalition for the International Criminal Court is a good example to draw upon in the efforts for a UNPA.
Further speakers at the conference included, among others, Esther Zana-Nau, Programme Manager at the International Master Programme in Social Policy Analyis IMPALLA who gave an introduction into globalization and global governance.
For Bahá'ís, the term "new world order" has a special and clear-cut meaning. More than one hundred years ago, Bahá'u'lláh, the founder of the Bahá’í Faith, invoked the phrase to categorize a future series of momentous changes in the political, social and religious life of the world. According to Bahá'u'lláh, these changes include the setting up of a world government, an elected world parliament, a binding world tribunal, and a world police force.
Un meeting international à New York discute de la création d’un parlement mondial
Lors d’un meeting au siège des Nations Unies à New York, il a été discuté de la progression des efforts internationaux visant à la création d’une assemblée parlementaire mondiale. Lundi, environ 60 participants provenant de 19 pays, dont 12 parlementaires et de nombreux représentants d’organisations non gouvernementales faisant partie de la Campagne pour la création d’une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies (CCAPNU), ont assisté à cet événement afin d’échanger leurs expériences et points de vue.
Lors de son discours de bienvenue, la sénatrice Sonia Escudero, secrétaire générale du Parlement latino américain, a fait remarquer que les Nations Unies, fondées en 1945, « reproduisent un ordre international séculaire ». La sénatrice Escudero a déclaré : « L’un des défis que les Nations Unies devront relever afin de ne pas devenir obsolètes est de réaliser sa propre réforme. Il est impératif d’entreprendre une réforme intégrale des Nations Unies, en prenant en compte le fait que toute institutions représentative, c'est-à-dire tout institution démocratique, doit être dotée d’une structure qui honore cette caractéristique. Il est clair que la création d’une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies constituerait une étape décisive vers la consolidation de la dimension démocratique du système onusien ».
Jo Leinen, membre du Parlement européen, a insisté sur le soutien de longue date apporté par le Parlement européen à la création d’une APNU. La résolution la plus récente a été adoptée en juin 2005. M. Leinen a signalé qu’un nouvel effort visant à réitérer le soutien du Parlement sera fait au sein de la nouvelle législature actuelle. Un représentant de la Chambre des députés d’Argentine, Fernando Iglesias, a fait état d’une résolution appelant à la création d’une APNU adoptée par son Parlement en août de cette année. M. Iglesias a préconisé que les personnes participant à la campagne établissent de manière intensive des contacts avec la société civile et le monde académique afin de développer la prise conscience publique. Mike Sebalu, membre de l’Assemblée législative de l’Afrique de l’Est, cautionne également cette approche. Selon lui, « il est crucial de communiquer avec la masse critique de sympathisants originaires de tous milieux ».
Andreas Gross, parlementaire suisse et leader du Groupe socialiste de l’APCE, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, a présenté un rapport sur la réforme des Nation Unies adopté par l’APCE il y a quelques semaines de cela et a fait remarqué que la modernisation de l’ONU devra nécessairement comprendre une dimension parlementaire. En prenant le Conseil de l’Europe comme exemple, M. Gross a insisté sur le fait que la pertinence de l’existence de l’ONU est à long terme menacée si une Assemblée parlementaire n’est pas créée. « Si le Conseil de l’Europe était seulement une organisation gouvernementale, sans organe parlementaire, son importance aurait complètement diminué aujourd’hui », a déclaré M. Gross.
La session de l’après-midi s’est focalisée, entre autres, sur un débat sur le concept d’Assemblée parlementaire onusienne et plus précisément sur les modèles de répartition des sièges à l’APNU. Andreas Bummel, le président du Comité pour une ONU démocratique, a présenté une communication sur ce sujet. Il a souligné que le rapport démontre la faisabilité de ce projet, ainsi que l’existence d’options réalistes et pragmatiques. Joseph Schwartzberg, professeur émérite de l’Université du Minnesota, a présenté sa propre approche progressive à la création d’une APNU, et a exposé sa suggestion de répartir les sièges selon la taille de la population l’égalité et la part de droits d’adhésion à l’ONU. Andrew Strauss, professeur de droit à l’Université Widener a avancé des arguments selon lesquels une APNU devrait être créée au moyen d’un traité indépendant, plutôt qu’en tant qu’organe subsidiaire de l’Assemblée générale de l’ONU.
L’impression générale des participants au meeting a été que la campagne a pris un élan politique considérable au cours des deux dernières années et demie, c'est-à-dire depuis son lancement en avril 2007. L’événement a été filmé par l’équipe de Lisa Russell, qui a récemment gagné un Emmy Award, et travaille sur un documentaire sur les relations entre les Etats-Unis et l’ONU.
Establishment of a global parliament discussed at international meeting in New York
The progress of the international efforts for the establishment of a global parliamentary assembly was discussed at a meeting across the United Nations headquarters in New York. Around 60 participants from 19 countries, among them 12 Members of Parliament and numerous representatives of non-governmental organizations who are part of the Campaign for the Establishment of a United Nations Parliamentary Assembly (UNPA) attended the event on Monday in order to exchange their different experiences and views.
In her welcome remarks Senator Sonia Escudero, Secretary-General of the Latin-American Parliament, pointed out that the United Nations, established in 1945, “reproduces an age old international order.” Said Senator Escudero: “One of the challenges that the United Nations will have to face in order not to become obsolete is its own reform. It is imperative to undertake an integral reform of the United Nations taking into account that any representative institution, that is to say democratic institution, should have an structure that honours this characteristic. It is clear that the establishment of a UN Parliamentary Assembly would be a decisive step towards the democratic consolidation in the United Nations system.”
Jo Leinen, Member of the European Parliament, stressed the long-standing support of the European Parliament for the creation of a UNPA. The most recent resolution was adopted in June 2005. Mr Leined noted that a new effort to reiterate the parliament’s support will be taken in the current new legislature. A representative of the Argentine Chamber of Deputies, Fernando Iglesias, reported on a resolution calling for a UNPA adopted by his parliament in August this year. Mr Iglesias promoted that the participants in the campaign reach out intensively to civil society and the academic world as well in order to build a broader base of public awareness. This approach was endorsed by Mike Sebalu, Member of the East African Legislative Assembly, saying that “it is crucial to reach critical mass of supporters from all walks of life.”
Presenting a report adopted by the Parliamentary Assembly of the Council of Europe (PACE) on the reform of the United Nations a few weeks ago, Andreas Gross, a Swiss Member of Parliament and leader of the Socialist Group in PACE, pointed out that the modernization of the UN should include by necessity a parliamentary dimension. Giving the example of the Council of Europe, Gross stressed that the UN runs the risk of becoming irrelevant in the long-term if no Parliamentary Assembly is established. “If the Council of Europe were a government organization alone, without a parliamentary body, its importance would have diminished completely by now,” Gross said.
The afternoon session concentrated, among other things, on a debate on the concept of a UN Parliamentary Assembly and, more in particular, models for the possible distribution of seats in a UNPA. The Chair of the Committee for a Democratic U.N., Andreas Bummel, presented a paper on the subject. He outlined that the report shows the feasibility of the proposal and that there are realistic and pragmatic options on the table. Joseph Schwartzberg, Professor emeritus of the University of Minnesota, presented his own incremental approach for the creation of a UNPA and elaborated on his suggestion to distribute seats according to population, equality, and share in UN membership dues. Andrew Strauss, Professor of Law at the Widener University School of Law, argued that a UNPA should be established through a stand-alone treaty rather than as a subsidiary body of the UN General Assembly.
Participants in the meeting generally felt that the campaign has gathered considerable political momentum over the past two and a half years since its launch in April 2007. The event was filmed by a crew led by Lisa Russell who recently won an Emmy Award and works on a documentary on U.S.-UN relations.
