Les législateurs décuplent leurs efforts en vue d’une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies

Les législateurs de trois régions mondiales se sont unis afin de développer leurs activités parlementaires visant à la création d’un organe élu au sein des Nation Unies. Jeudi, lors d’une téléconférence internationale, ils ont formellement créé le « groupe parlementaire consultatif » de la Campagne pour la création d’une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies (CCAPNU). Le groupe, qui conseillera la Campagne sur les questions politiques majeures, est considéré comme le point de départ du développement d’un réseau mondial de législateurs du monde entier préconisant la création d’un véritable organe parlementaire au niveau mondial.

« A ce jour, plus de 600 parlementaires, originaires de plus de 90 pays, soutiennent l’appel lancé par la campagne pour la création d’une Assemblée parlementaire auprès de l’ONU. Notre but est d’établir un contact avec nos collègues afin de stimuler les initiatives parlementaires au sein de leur parlement national et régional », a déclaré Fernando Iglesias, l’un des deux coprésidents élus du groupe parlementaire consultatif et membre de la Chambre des députés d’Argentine, qui, en août dernier, a été le premier parlement national au monde à adopter une résolution appelant à la création d’une Assemblée parlementaire auprès de l’ONU.

« La conception du système actuel de gouvernance mondiale présente deux défauts majeurs : l’absence de contrôle démocratique, ainsi que la participation limitée des représentants élus à la prise de décision et aux négociations mondiales », a commenté Jo Leinen, membre du Parlement européen et second coprésident élu du groupe. « Un parlement mondial doit être créé le plus rapidement possible. Il permettrait de trouver des solutions plus efficaces pour résoudre les problèmes mondiaux tels que la crise financière, le changement climatique et le terrorisme. La création d’un groupe parlementaire consultatif est une étape très importante pour notre campagne », a déclaré Johnson Bartile Toskin, membre du Parlement d’Ouganda et vice-président élu du groupe.

Lors de la discussion de jeudi, il a entre autres été souligné que la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique (COP15) de décembre représenterait une bonne opportunité d’insister sur le besoin d’une véritable démocratisation au niveau mondial. Fernando Iglesias a déclaré : « Qui peut encore croire que les gouvernements et les leaders nationaux, qui ont été choisis pour défendre les intérêts de leur pays et pour traiter avec leurs clients politiques et économiques, peuvent résoudre ce problème dans l’intérêt du bien commun mondial ? »

Le premier terme du groupe parlementaire consultatif de la CCAPNU se terminera en novembre 2010 ; le groupe révisera alors ses termes de référence. Le groupe peut être composé au maximum de quinze parlementaires.

Les sept membres fondateurs du groupe sont :

  • Mokshanand Sunil Dowarkasing, membre de l’Assemblée nationale (Mouvement socialiste mauricien) et membre du Parlement panafricain, île Maurice
  • Sonia Escudero, membre du Sénat (Partido Justicialista - 8 de Octubre) et secrétaire générale du Parlement latino-américain, Argentine
  • Fernando Iglesias, membre de la Chambre des députés (Coalición Cívica) et membre du Parlement latino-américain, Argentine
  • Jo Leinen, membre du Parlement européen (Groupe socialiste), Allemagne
  • Edward McMillan-Scott, vice-président du Parlement européen, Royaume-Uni
  • Johnson Bartile Toskin, membre du Parlement (National Resistance Movement) et membre du Parlement panafricain, Ouganda
  • Graham Watson, membre du Parlement européen (Alliance des libéraux et des démocrates pour l'Europe), Royaume-Uni

    Lawmakers step up efforts for UN Parliamentary Assembly

    Lawmakers from three world regions have joined in order to expand parliamentary activities for the establishment of an elected body at the United Nations. At an international conference call on Thursday they have formally set up a "Parliamentary Advisory Group" of the Campaign for the Establishment of a United Nations Parliamentary Assembly (CEUNPA). The group which will guide the campaign on major policy questions is understood as the nucleus for the development of a global network of lawmakers in the world who advocate the creation of a genuine parliamentary body at the world level.

    "To date the campaign's appeal for the establishment of a UN Parliamentary Assembly is supported by more than 600 Members of Parliament from over 90 countries. It is our aim to reach out to our colleagues and to stimulate parliamentary initiatives in their regional and national parliaments," said Fernando Iglesias who was elected one of the two Co-Chairs of the Parliamentary Advisory Group and who is a member of the Chamber of Deputies of Argentina which in August was the first national parliament in the world to adopt a resolution calling for a UN Parliamentary Assembly.

    "The lack of democratic oversight and the limited participation of elected representatives in global decision-making and negotiations is a major flaw in the design of today's system of global governance," commented Jo Leinen, Member of the European Parliament and the group's other elected Co-Chair. "A global parliament needs to be established as soon as possible. It could help to find more effective ways to cope with global problems such as the financial crisis, climate change and terrorism. For our campaign the establishment of the Parliamentary Advisory Group is a very important step," said Johnson Bartile Toskin, Member of the Parliament of Uganda and the group's elected Vice-Chair.

    During the discussion on Thursday it was stressed, among other things, that the United Nations Climate Change Conference in December (COP15) would be a good opportunity to stress the need of genuine global democratization. Said Fernando Iglesias: "Who can still believe that national governments and leaders, who had been chosen to defend the interests of their country and to respond to their national political and economic clients, can solve this problem in the interest of the global common good?"

    The Parliamentary Advisory Group of CEUNPA was established for a first term until November 2010 and will then review its terms of reference. The group may be composed of up to 15 Members of Parliament.

    The group has seven founding members:

    • Mokshanand Sunil Dowarkasing, Member of the National Assembly (Mouvement Socialiste Mauricien) and Member of the Pan-African Parliament, Mauritius
    • Sonia Escudero, Member of the Senate (Partido Justicialista - 8 de Octubre) and Secretary-General of the Latin-American Parliament, Argentina
    • Fernando Iglesias, Member of the Chamber of Deputies (Coalición Cívica) and Member of the Latin-American Parliament, Argentina
    • Jo Leinen Member of the European Parliament (Socialist Group), Germany
    • Edward McMillan-Scott, Vice-President of the European Parliament, United Kingdom
    • Johnson Bartile Toskin, Member of Parliament (National Resistance Movement) and Member of the Pan-African Parliament, Uganda
    • Graham Watson, Member of the European Parliament (Alliance of Liberals and Democrats for Europe), United Kingdom

    Le Forum culturel mondial lance un appel au G20 et appelle à une Assemblée parlementaire de l'ONU

    Plus de 80 leaders d’opinion nationaux et internationaux, et plus de 500 invités du monde entier ont participé au deuxième Forum culturel mondial organisé à Dresde en Allemagne, afin de débattre de la création d’une « culture de l’équilibre ». L’une des questions fondamentales posée par ce Forum était de savoir comment les valeurs culturelles, spirituelles, intellectuelles, religieuses et artistiques peuvent être mises sur un pied d’égalité avec le raisonnement économique. « J’ai l’impression que l’économie ne fait que commencer à tirer les leçons de la crise en remplaçant la recherche de profit à court terme par la durabilité et la responsabilité envers les générations futures», a dit Hans-Joachim Frey, l’instigateur du Forum.

    Le forum, qui a rassemblé des représentants de la politique, des affaires, des sciences, de la religion, des arts et des médias, s’est achevé sur l’adoption d’un manifeste adressé à tous les chefs d’états et gouvernements du Groupe des 20 (G20). Ce document fait entre autres remarquer que le G20 représente « deux tiers de la population mondiale et plus de 90 % de la production économique mondiale ». Dans cette déclaration, le forum considère comme une « avancée importante vers davantage de démocratie au niveau mondial » le fait qu’il ait été décidé, lors du récent somment de Pittsburgh, que le G20 remplacerait le Groupe des huit en tant que « forum principal » de coordination des questions liées à l’économie, aux finances et aux ressources mondiales. « Nous avons besoin que le G20 coordonne les processus mondiaux », souligne le communiqué. Le forum appelle le G20 à agir pour engendrer « une transition depuis le fondamentalisme de marché vers une économie de marché mondiale écologique et socialement réglementée ». Dans le cadre de cet agenda, le manifeste demande aux leaders du G20 de s’engager à créer une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies (APNU).

    Parmi les individus ayant participé au forum et soutenant le manifeste se trouvent le professeur Franz Josef Radermacher, cofondateur de l’Initiative mondiale pour un plan Marshall ; Sir Sri Ravi Shankar, fondateur de l’ONG International Art of Living Foundation ; le Dr. Georg Milbradt, ancien premier ministre de l’Etat libre de Saxe ; l’acteur Armin Müller-Stahl ; Volker Hassemer, ancien vice-président du Tribunal constitutionnel fédéral ; Aiman A. Mazyek, secrétaire général du Conseil central des musulmans d’Allemagne ; Petra Bahr, du Conseil culturel de l’Eglise protestante d’Allmagne ; le Dr. Gerhard Prätorius, directeur du département de responsabilité sociale et viabilité de l'entreprise de Volkswagen AG ; Hiroo Saionji, président de la Fondation Goi Peace ; et le Dr. Ervin László, du Club de Budapest. Le forum a eu lieu du 8 au 10 octobre 2009.

    "World Culture Forum" appeals to G20, calls for UN Parliamentary Assembly

    More than 80 national and international opinion leaders and over 500 guests from all around the world participated in the second "World Culture Forum" convened in Dresden, Germany, to discuss the creation of "a culture of balance." One of the basic questions involved was how cultural, spiritual, intellectual, religous and artistic values can be put on an equal footing with economic thinking. "I have a feeling that the economy is just beginning to learn lessons from the crisis: sustainability and responsibility for future generations instead of short-term profit-seeking," said Hans-Joachim Frey, the Forum's initiator.

    The forum of representatives from politics, business, science, religion, arts, and media closed with the adoption of a manifesto which was addressed to the heads of states and governments of the Group of Twenty (G-20). The document points out, among other things, that the G-20 represents "two-thirds of the world population and over 90% of world economic output." According to the statement, the forum considers it "an important step toward more democracy at world level" that it was decided at the recent summit in Pittsburgh to have the G-20 supersede the Group of Eight as "main forum" for the coordination of issues associated with the global economy, finances and resources. "We need the G-20 to coordinate global processes," the communiqué stresses. The forum calls upon the G-20 to take action to bring about "a transition from market fundamentalism to an ecologically and socially regulated global market economy." As part of this agenda, the manifesto asks the G-20 leaders to commit to the establishment of a United Nations Parliamentary Assembly (UNPA).

    Individuals who participated in the forum and support the manifesto include Prof. Franz Josef Radermacher, co-founder Global Marshall Plan Initiative, Sir Sri Ravi Shankar, International Art of Living Foundation, Prof. Dr. Georg Milbradt, former Prime Minister of the Free State of Saxony, actor Armin Müller-Stahl, Volker Hassemer, former Vice-president of the Federal Constitutional Court, Aiman A. Mazyek, Secretary General of the Muslim Central Council in Germany, Petra Bahr, Cultural Council of the German Protestant Church, Dr. Gerhard Prätorius, Director of CSR and Sustainability, Volkswagen AG, Hiroo Saionji, President Goi Peace Foundation, and Prof. Dr. Ervin László, Club of Budapest. The forum convened from 8 to 10 October.

    Une étude confirme qu’il est possible de créer un parlement mondial démocratique

    Une étude publiée aujourd’hui par le Comité pour une ONU démocratique conclut qu’il existe des modèles réalistes pour la création d’un parlement mondial démocratique. Ce document d’information portant sur « la composition d’une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies », qui a été publié par le groupe de réflexion indépendant basé à Berlin, examine quatre différents modèles de répartition des sièges au sein d’un futur parlement mondial. L’analyse s’inspire de l’exemple du Parlement européen et suggère quelques principes clés tels que « la proportionnalité dégressive », selon laquelle les petits états obtiendraient relativement plus de sièges, tandis que les états plus importants en obtiendraient relativement moins. « La population mondiale est répartie de manière extrêmement inégale parmi les états du monde. Pour qu’un modèle soit réaliste, il doit réduire ce déséquilibre. Notre analyse démontre que cela est faisable et justifié », a déclaré Andreas Bummel, directeur du Comité et auteur de cette étude.

    M. Bummel dénonce « l’erreur de jugement commune » selon laquelle il n’existe qu’une seule option pour la composition d’un parlement mondial, c'est-à-dire respecter exactement la proportion de la population des différents pays par rapport à la population mondiale. « Cette supposition incorrecte engendre la crainte généralisée qu’un parlement mondial serait nécessairement dominé par une poignée de pays peuplés, et, pire encore, qu’une majorité de siège serait contrôlée par des régimes autoritaires », a déclaré M. Bummel. Les modèles présentés dans l’étude révèlent que « ces suppositions ne sont pas fondées ».

    Selon ce document, l’un des aspects essentiels d’une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies (APNU) serait son appartenance, « non pas basée sur l’état », mais plutôt composée de « délégués autonomes ». Ces délégués pourraient initialement être choisis « au sein de et par les groupes ou partis politiques existants dans les branches législatives nationales ». Tous les modèles présentés dans l’étude supposent que tous les pays membres de l’ONU participeraient à l’APNU et y rempliraient un nombre minimum de deux sièges par pays afin de garantir « la représentation de la majorité et de l’opposition de chaque parlement national ». D’autres formules sont appliquées à la répartition des sièges entre les pays. Deux de ces modèles sont principalement basés sur la taille de la population, tandis que deux autres tiennent également compte de la part du pays dans le budget total de l’ONU afin de prendre la force économique en compte. Le nombre total de sièges varie entre 675 et 809 entre les modèles.

    « Nous avons utilisé les données de l’étude sur la liberté et la démocratie effectuée par Freedom House pour calculer combien de délégués proviendraient des pays considérés comme des démocraties électorales. Ils constituent une claire majorité dans tous les modèles : le pourcentage le plus bas est 56,9 % et le plus élevé 67,1 % », a déclaré M. Bummel. Comme l’étude le démontre, « il est possible de conclure qu’une majorité de sièges à l’APNU reviendrait à des délégués provenant d’états démocratiques ».

    A democratic world parliament is possible, study concludes

    A study published today by the Committee for a Democratic U.N. draws the conclusion that there are realistic models for the establishment of a democratic world parliament. The background paper on "the composition of a Parliamentary Assembly at the United Nations" which was released by the Berlin-based independent think tank explores four different models for the distribution of seats in a future global parliament. The analysis draws upon the example of the European Parliament and suggests some key principles such as "degressive proportionality" according to which small states would get relatively more and large states relatively fewer seats. "The world population is distributed extremely unequally among the world's states. Any realistic model needs to alleviate this imbalance. Our analysis illustrates that this is feasible and justified," says Andreas Bummel, the Committee's chairman and author of the study.

    According to Mr Bummel there is a "common misjudgement" that there is only one option for the composition of a world parliament, namely exactly according to the share of the various countries in the world population. "This improper assumption gives rise to wide-spread fears that a global parliament would necessarily be dominated by a few populous countries and, even worse, that a majority of seats would be controlled by authoritarian regimes," says Bummel. As the study claims, the models discussed therein reveal that "these assumptions are not substantiated."

    According to the paper a basic feature of a United Nations Parliamentary Assembly (UNPA) would be that its membership "would not be state-based" but instead be composed of "autonomous delegates". These delegates initially could be chosen "from within and by existing political groups or parties constituted in national legislative branches." All models discussed in the study assume that all UN member states would participate and provide for a minimum number of two seats for each country in order to guarantee "that the majority and minority from each national parliament are represented." Otherwise different formulas are applied to distribute the seats among the countries. Two of the models are primarily based on population size while two others also consider a country's share in the total UN budget in order to take economic strength into account. The total number of seats in the models varies between 675 and 809.

    "We have used the data included in the survey of freedom and democracy which is conducted by Freedom House to calculate how many delegates would come from countries which are considered electoral democracies. In all models it is a clear majority. The lowest percentage is 56.9 and the highest 67.1," says Bummel. As the study states, "it is possible to conclude that a majority of seats in a UNPA could be held by delegates from democracies."

    Au Népal, les Fédéralistes d’Asie du Sud cherchent à obtenir un soutien à l’APNU

    Samedi dernier, la Campagne pour la création d’une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies (APNU) a été présentée pour la première fois au Népal au cours d’un meeting organisé par les Fédéralistes d’Asie du Sud et l’Institut national de la presse. Le président des Fédéralistes d’Asie du Sud, le Docteur James Arputharaj, a expliqué à Katmandou que le but de la campagne est de « donner la parole aux citoyens du monde au sein des Nations Unies ». D’après le Dr Arputharaj, qui effectue la promotion de la campagne en Asie du Sud, « une gouvernance mondiale efficace est d’une extrême importance afin de garantir la stabilité et le bien-être de notre civilisation humaine mondialisée. Mais si l’on veut renforcer l’ONU et les autres institutions mondiales, nous n’avons pas d’autre choix que de les rendre plus démocratiques et réactives aux besoins des citoyens ordinaires. Un lien direct doit exister entre le peuple et le processus de prise de décision au niveau mondial ». En tant que premier pas dans cette direction, le Dr Arputharaj préconise la création d’une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies « où les représentants élus par les peuples pourraient se rassembler et délibérer des questions mondiales ». Le coordinateur de la campagne a déclaré que « l’APNU viendrait compléter l’Assemblée générale de l’ONU en tant que chambre basse ».

    Depuis son lancement en avril 2007, la campagne a obtenu le soutien de plus de 600 parlementaires et d’organisations de la société civile dans le monde entier. Le Dr Arputharaj, qui a rencontré Minendra Rizal, le ministre de la Culture et des Affaires parlementaires, a cherché à obtenir le soutien du gouvernement népalais au projet de création d’une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies. « Le Népal, en tant que plus jeune démocratie d’Asie du Sud, peut jouer un rôle majeur au sein de la campagne et se faire entendre en vue d’obtenir un parlement populaire aux Nations Unies », a déclaré le Dr Arputharaj, cité dans un rapport publié par República. La présentation à Katmandou a été suivie par plusieurs chaînes de télévision et journaux nationaux.

    South Asian Federalists seek support for UNPA in Nepal

    The Campaign for the Establishment of a United Nations Parliamentary Assembly (UNPA) was presented for the first time in Nepal last Saturday at an event which was organized by the South Asian Federalists and the National Press Institute. The President of the South Asian Federalists, Dr. James Arputharaj, explained in Kathmandu that the goal of the campaign is "to give the citizens of the world a voice at the United Nations." According to Dr. Arputharaj, who promotes the campaign in South Asia, "effective global governance is of utmost importance to guarantee the stability and welfare of our globalized human civilization. But if the UN and other global institutions are to be strengthened, there is no way around making them more democratic and responsive to the needs of the ordinary citizens. There must be a direct link between the people and decision-making at the global level." As a first step Dr. Arputharaj recommended the establishment of a UNPA "where representatives elected by the people could come together and deliberate on global issues." The campaign coordinator said that "the UNPA would be added to the UN General Assembly as a lower chamber."

    Since its launch in April 2007 the campaign has gained support by more than 600 members of parliament and civil society organizations from all around the world. Dr. Arputharaj who met Minister for Cultural and Parliamentary Affairs Minendra Rizal, sought support from Nepal's government for the proposal to set up a UNPA. "Nepal as the youngest democracy in South Asia can play a major role in the campaign and raise its voice for a people's parliament in the UN," Dr. Arputharaj was quoted saying in a report published by República. The presentation in Kathmandu was covered by several TV channels and national newspapers.

    Débat sur la dimension parlementaire de l’ONU à l’APCE : « La gouvernance mondiale doit être basée sur des principes démocratiques »

    Dans une résolution sur la réforme des Nations Unies qui a été adoptée aujourd’hui, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE) a appelé à « l’assimilation d’un élément démocratique au sein du système onusien ». Si l’Assemblée réitère son « soutien immuable » à l’ONU et au multilatéralisme, elle souligne également le fait que « l’ONU a urgemment besoin d’une réforme radicale, afin de devenir plus démocratique, transparente, redevable et à même de faire face aux défis mondiaux actuels ». Dans cette résolution, l’Assemblée regrette qu’en dépit des nombreuses propositions de réformes soumises à l’ONU au cours des dernières années, aucune d’entre elles ne visait à « améliorer le caractère démocratique des Nations Unies ». Selon l’APCE, cela pourrait être réalisé en « introduisant un élément parlementaire au sein de la structure de l’Assemblée générale des Nations Unies ».

    « Nous avons besoin d’un organe parlementaires aux Nations Unies », a déclaré Andi Gross, parlementaire suisse et Président du Groupe socialiste de l’APCE, qui a introduit la résolution en tant que rapporteur responsable de la Commission des questions politiques de l’APCE. « Certains mots sont absents de la Charte de l’ONU, il s’agit de démocratie et de représentation équitable. Il y a une distance entre l’ONU et les gens. Il faut remédier à ce déficit démocratique », a souligné M. Gross.

    Lorsqu’il a pris la parole lors du débat, le parlementaire belge Hendrick Daems a déclaré qu’un organe parlementaire composé de « personnes élues » serait important afin de mettre en place « un système d’équilibre des pouvoirs » aux Nations Unies. Le sénateur italien Paolo Giaretta a fait remarquer qu’aucune modification de la Charte de l’ONU ne serait nécessaire à la création d’une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies. « La procédure à suivre se trouve à l’article 22 de la Charte de l’ONU, selon lequel l’Assemblée générale de l’ONU peut établir des organes subsidiaires », a fait observer M. Giaretta.

    La parlementaire suisse Doris Stump a souligné les importantes réalisations que l’Union interparlementaire (IUP), l’association des parlements nationaux, a déjà effectuées en établissant une dimension parlementaire au sein de l’ONU. Mme Stump a en particulier mentionné le statut d’observateur de l’IUP auprès des Nations Unies, ainsi que la tenue d’audiences annuelles.

    La résolution adoptée par l’APCE suggère maintenant qu’une Assemblée parlementaire auprès des Nations Unies pourrait être « composée soit de représentants des assemblées parlementaires régionales internationales, soit de représentants directement élus ». Le rapporteur Andi Gross a déclaré que « personne ne devrait se targuer de détenir la solution absolue ». Le Président de la Commission des questions politiques, le parlementaire suédois Göran Lindblad, a ajouté que, de son point de vue, il existait de multiples façons simultanées de renforcer la dimension parlementaire de l’ONU.

    Cette résolution s’inscrit dans le cadre d’un rapport sur la réforme de l’ONU préparé par M. Gross. Un amendement a été passé afin de reconnaître qu’en plus d’une nouvelle assemblée, l’UIP constitue « l’une des potentielles options à prendre en compte en tant que branche parlementaire de l’ONU ». « Nous voulons travailler ensemble », a commenté M. Gross.

    PACE: "Global governance must be based on democratic principles", debate on UN's parliamentary dimension

    In a resolution on the reform of the United Nations which was adopted today, the Parliamentary Assembly of the Council of Europe (PACE) has called for "the incorporation of a democratic element in the United Nations system." While the assembly reiterates its "unabated support" to the UN and multilateralism, it also stresses that "the United Nations is in urgent need of a far-reaching reform in order to make it more transparent, accountable and capable of facing the global challenges of today's world." The resolution states that the assembly regrets that although numerous reform proposals have been advanced over the last years in the UN none of them aimed at "improving the democratic character of the United Nations." This could be done, according to PACE, through "the introduction of a parliamentary element in the structure of the UN General Asssembly."

    "We need a parliamentary body in the United Nations," said Andi Gross, leader of the Socialist Group in PACE and parliamentarian from Switzerland who introduced the resolution as responsible rapporteur of PACE's Political Affairs Committee. "Some words are missing from the UN Charter, these are democracy and fair representation. There is a distance between the UN and the people. This democracy defict needs to be addressed," Gross emphasized.

    Taking the floor during the debate, Hendrick Daems, Member of Parliament from Belgium, said that a parliamentary body composed of "elected people" would be important in order to implement "checks and balances" at the UN. Paolo Giaretta, a Senator from Italy, remarked that no alteration of the UN Charter would be necessary to create a UN Parliamentary Assembly. "The procedure to be followed is Article 22 of the UN Charter according to which the UN General Assembly may establish subsidiary organs," Mr Giaretta pointed out.

    The Swiss parliamentarian Doris Stump stressed the important achievements which the Inter-Parliamentary Union (IPU), the association of national parliaments, has already reached in establishing a parliamentary dimension at the UN. Mrs Stump in particular refered to the IPU's observer status at the UN and that yearly hearings are carried out.

    The resolution adopted by PACE now suggests that a UN Parliamentary Assembly could be "composed either by representatives of international regional parliamentary assemblies or directly elected representatives." Rapporteur Andi Gross stated that "nobody should claim to have the exclusive solution." The Chair of the Policial Affairs Commission, the Swedish parliamentarian Göran Lindblad, added that from his point of view there could be multiple ways at the same time to strengthen the UN's parliamentary dimension.

    The resolution was part of a report on UN reform prepared by Mr Gross. An amendment was passed in order to acknowledge that besides of a new assembly, the IPU is "one of the potential options to be considered as the parliamentary branch of the UN." "We want to work together," Mr Gross commented.